Éditorial: L’amitié franco-allemande

Par Christoph Dahl // Les élections du 9ème Parlement européen sont imminentes. Du 23 au 26 mai, les citoyennes et citoyens de l’UE décideront de l’avenir politique de notre continent. Quelle que soit l’issue du vote : Les relations entre l’Allemagne et la France joueront un rôle central dans le destin de l’Europe. Le nouveau traité de l’Élysée ou l’Assemblée parlementaire franco- allemande, qui s’est réunie pour la première fois à Paris en mars, n’en sont pas les seuls témoins. Le fait que l’amitié franco-allemande est bien plus que de grands gestes ou une politique symbolique et qu’elle est vécue de multiples façons au quotidien est le sens de cette perspective. Enfin et surtout, la grande sympathie manifestée après l’incendie dévastateur de la cathédrale Notre-Dame et les promesses de soutien à la reconstruction de ce monument européen témoignent d’une solidarité unique.

Les couples d’amis franco-allemands de notre série de photos – ou les deux rappeurs de « Zweierpasch », qui inspirent les jeunes à être bilingues avec un projet – vivent également cette cohésion. Même dans sa forme institutionnalisée, l’amitié franco-allemande a une longue histoire dans le Bade-Wurtemberg : Le jumelage entre Ludwigsburg et Montbéliard est le plus ancien d’Allemagne. Nous vous emmenons en voyage de découverte dans une Citroën 2CV.

Ludwigsburg est en tout cas un lieu privilégié pour les relations allemandes avec la France : Le 9 septembre 1962, le président Charles de Gaulle y a prononcé son célèbre discours devant la jeunesse allemande. En allemand, il a déclaré : « L’avenir de nos deux pays, pierre angulaire sur laquelle l’unité de l’Europe peut et doit être construite, […] demeure le respect mutuel, la confiance et l’amitié entre les peuples français et allemand. » Plus d’un demi-siècle plus tard, cette prise de conscience est plus importante que jamais.

Dans cet esprit de compréhension internationale, je vous souhaite une lecture infiniment inspirante et divertissante.

Votre Christoph Dahl, Directeur général Baden-Württemberg Stiftung